La légende de la reine Ilya - 2 : Le coeur des elfes (broché)

ImprimerE-mail
Note : Pas noté
Prix:
Prix : 15,00 €
Description du produit

Alors que la nature les a faits si proches physiquement, presque frères, les elfes de Cyfandir s’entretuent, se déchirent, se haïssent, au point que le cœur de ces peuples saigne abondamment.

Nawra apprend via une lettre que son village a été pris par les wururahis. Profondément touchée, elle ne peut se résoudre à laisser les siens dans une telle situation. Aidée de ses compagnons, elle prend la route pour retourner chez elle.

De l’autre côté, Taringa, une jeune elfe de la forêt, reçoit un courrier de l’armée qui l’informe que son frère a été capturé sur le front par l’ennemi. Anéantie, imaginant le pire pour son frère dans les geôles faras, elle ne sait quoi faire. Ode lui propose alors son aide.

Avec ce livre, Joren nous plonge encore plus profondément dans les méandres de Cyfandir, nous confrontant au quotidien de ses habitants en cette période de conflit. Tout en conservant cette touche d’humour un peu puéril, il nous emmène dans l’horreur de la guerre, entre haine et tolérance.

 

Extrait 1 :

Dans une clairière d’herbes grasses et hautes, à la lisière d’une dense forêt.

Nous retrouvâmes les Iruka Hoiru, entourant une jeune fille inanimée et étendue sur le dos, soignée par Rafa qui se trouvait à genoux à sa droite pour opérer avec sa magie blanche.

Debout, à gauche du jeune homme, Fuyuki ne la quittait des yeux, la dévisageant de haut en bas.

Ses cheveux étaient longs, lisses et noirs. Sa peau était blanche, pâle même. En voyant son visage, malgré les nombreuses blessures qu’elle portait, Fuyuki était médusée par sa grande beauté.

En effet, la jeune fille était belle, extrêmement belle.

Sur elle, elle portait une robe assez simple, mais qui néanmoins était de qualité et d’aspect supérieurs à ce que l’on portait dans les villages, dans les milieux modestes. Une robe noire, qui laissait ses bras et ses mollets nus, ornée de quelques superbes broderies de la même couleur, peut-être un peu plus grisâtres. Aux pieds, la jeune fille portait de fines chaussures noires, nullement adaptées à la marche.

Elle était donc blessée. Le visage, le corps et les vêtements parsemés de poussière, elle était endormie, sans doute absorbée par ses souffrances.

Tandis que Rafa la soignait, Van, en face de ce dernier et de l’autre côté de la jeune fille, se demanda à voix haute :

— Comment a-t-elle pu se retrouver dans un si triste état ?

— Moi, enchaina Nawra qui se tenait à droite du korredien, ce que j’aimerais savoir, c’est comment une fille de ce genre de milieu s’est retrouvée seule ici, en pleine forêt.

En face, Fuyuki restait silencieuse, les yeux rivés sur la jeune fille étendue sur le sol. Ne la quittant à aucun instant, elle se posait tout un tas de questions elle aussi, notamment une qu’elle pensa :

— Qui es-tu ? Et…

Affichant une expression sensiblement sérieuse, elle conclut :

— … pourquoi as-tu l’air si triste ?

Rafa retira ensuite ses mains du ventre de la jeune fille et annonça :

— Voilà, elle est soignée. Il n’y a plus qu’à attendre qu’elle se réveille.

Fuyuki commença alors à avancer lentement, tout en lâchant :

— Très bien. On verra ce qu’elle nous racontera à son réveil. Van, porte-la sur ton dos. On la ramène avec nous.

— D’accord, chef.

Le nain la prit donc sur lui, tel que le lui avait demandé la jeune coxienne. Ils prirent ensuite la route, semblant parfaitement savoir où ils allaient.

 

Extrait 2 :

Nawra se laissa tomber sur les genoux, auxquels nous fîmes face comme pour contempler l’incroyable lourdeur de son geste. Elle paraissait subitement vidée et laissa ses bras devenir ballants, médusant tous ses compagnons qui la fixèrent avec de profondes interrogations.

Nous fîmes ensuite face à la jeune elfe, voyant ses yeux tremblants et sa bouche ouverte de stupeur tandis qu’elle annonçait à ses compagnons en balbutiant :

— Les… les wururahis ont pris mon village… sur Fara.

Fuyuki s’assit alors lentement, se redressant en fixant sa partenaire avec attention, sensiblement inquiète pour elle.

Van, pour sa part, se tourna vers elle en affichant un profond sérieux sur son visage pour lui demander :

— Quoi donc, Nawra ? J’ai bien entendu ?

Paraissant profondément choquée, la jeune elfe du désert peina à lui répondre, le regard absent, plongée dans ses songes :

— Les… les wururahis…

Elle se tourna tout de même en direction du korredien pour le fixer avec ses yeux tremblants d’émoi afin de conclure :

— … ont pris mon village.

Fuyuki, qui s’était assise en entendant les mots de sa partenaire, s’étonna :

— Comment c’est possible ça ?

— Ils ont sans doute pénétré sur Fara à des fins guerrières, estima Rafa.

— Sûrement, corrobora Van. C’est tout de même surprenant, vu que Fara est une ile.

— Ah ouais ? se surprit Fuyuki. Fara est une ile ? Je croyais que c’était un pays.

— C’est… les deux en fait, lui expliqua calmement Rafa.

— Ah ? Mortel. Je savais pas.

Le jeune hyzien, debout, se tourna ensuite vers Nawra pour la regarder. Il la vit donc agenouillée, perdue dans ses soucis, ne sachant que faire et ne parvenant à encaisser le choc.

La fixant avec un grand sérieux, affiché sur son visage, il pensa :

— Les faras et les wururahis, les deux peuplades d’elfes de Cyfandir. L’un membre de la Taigun et l’autre de la Suraja. Ils n’ont jamais réussi à s’entendre.

Nous nous mîmes ensuite face à lui, le voyant baisser la tête de dépit, tout en ajoutant :

— Hélas, avec la guerre, il fallait que ce genre de drame arrive un jour.

Tandis que Rafa pensait, Fuyuki demanda à Nawra :

— Qui t’a envoyé cette lettre ?

— C’est mon père, expliqua l’elfe du désert en serrant cette dernière dans sa main droite.

Elle se tourna ensuite vers son leader, puis ajouta :

— Le… le chef du village.

Là, Van s’étonna :

— Ah ? Ton père est le chef de ton village ?

— Oui, confirma-t-elle. Il est le chef de Daskara…

Elle fixa ses compagnons avec un grand sérieux, puis conclut :

— … mon village natal.

A ces mots, Fuyuki se leva pour se mettre sur ses jambes, puis annonça à ses compagnons en serrant le poing droit et affichant une grande détermination sur son visage :

— Bon allez ! On perd pas de temps ! On part pour Dak… Dasa… Daske… enfin son village quoi !

 

Auteur : Joren

Référence : AJE001LRI102P

ISBN : 979-10-92839-99-9

Format : Broché

Taille : A5

Nbre de pages : 292

Commentaires des clients

Il n'y a pas encore de commentaire sur ce produit.

Mon panier

 x 
Panier Vide